Dans le cadre du partenariat avec la Médiathèque Pierre Mendès-France de Villefranche-sur-Saône, les 22èmes Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais accueillent la réalisatrice Marion Vernoux (Reines d'un jour, Les Beaux jours) qui publie son premier livre Mobile Home (Editions de l'Olivier)
Mardi 07 novembre à 18h (entrée libre dans la limite des places disponibles)
(photo Emmanuelle Jacobson-Rocques)
Marion Vernoux
est née à Montreuil. Fille d’une directrice de casting et d’un décorateur de
théâtre, elle fréquente dès l’enfance le monde du cinéma. Elle travaille tout
d’abord en tant qu’assistante de production puis se distingue rapidement par sa
plume, en co-écrivant la chanson « N’importe quoi » de Florent
Pagny, et en signant le scénario du film Pacific
Palissades (1990) avec Sophie Marceau.
Sa première
réalisation est le téléfilm Pierre
qui roule en 1991, suivi du long-métrage Personne ne m’aime en 1994
avec Bernadette Lafont, Bulle Ogier et Jean-Pierre Léaud. Ce film est salué par
la critique, et est vite suivi de
Love etc. en 1996 (adaptation d’un livre de Julian Barnes), Rien à faire en 1999, A boire en 2004. Ses films
ont la particularité de sublimer le talent de ses comédiennes comme Karin Viard
(Reines d’un jour,
2001) ou Fanny Ardant (Les
Beaux Jours, 2013). Marion Vernoux aime se renouveler. Elle met
ainsi en scène la pièce « Les Bulles » en 2013 (adaptée d’une
nouvelle de Claire Castillon), fait une apparition dans le film Grave de Julia Ducournau en
2017.
En septembre
2017, Marion Vernoux publie son premier livre aux Editions de l’Olivier,
« Mobile Home », (première sélection du prix de Flore 2017) qui
revient sur son parcours, celui d’une réalisatrice-scénariste d’une
cinquantaine d’années entre deux films. Elle écrit à la première personne, nous
parle de sa vie de fille, de femme, de mère mais aussi de réalisatrice. Nous
dit comment elle a mené de front le tout et ce qu’elle a raté. Le cinéma
occupant toujours la place centrale. Et comme dans ses films, on retrouve sa
petite musique qui nous plaît tant : dérangeante, piquante, attachante et
émouvante. Parallèlement, elle prépare Bonhomme
son prochain film dont la sortie est prévue courant 2018.
Vendredi 13 octobre sera dévoilée la sélection des 22ème Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais qui auront lieu du 6 au 12 novembre.
Suite à la présentation du programme, vous pourrez assister à l’avant-première
de Jeune femme, premier film de
Léonor Serraille présenté en sélection officielle du dernier Festival de Cannes
(Section Un Certain Regard) et qui a reçu la prestigieuse Caméra d’Or qui
récompense le meilleur premier film toutes sections confondues.
Pour sa première réalisation, Léonor Serraille
a opté pour le film « portrait », celui de Paula, une jeune
trentenaire d’aujourd’hui, à la croisée des chemins dans sa vie
personnelle et professionnelle. Portée par l’interprétation de Laetitia Dosch
(la révélation du film), on suit le cheminement chaotique de Paula dans un
Paris tantôt hostile, tantôt accueillant, résolument contemporain, d’où elle se
sortira coûte que coûte. Cette jeune femme au caractère bien trempé nous
entraîne dans son tourbillon de vie et s’en échappe libre. Tantôt agaçante, tantôt
drôle et attachante : « Au début, Paula nous agresse, et c’est un
défi d’écriture que de construire ce qu’il peut y avoir d’attachant à partir de
cette agressivité. J’ai pensé sa trajectoire comme une progression de l’animal
à la personne ; elle part d’un manque de contrôle presque bestial, d’une
logorrhée, pour atteindre une conscience de soi, une solidité » Léonor
Serraille
L’affiche des 22es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais a été choisie parmi les différentes créations des élèves de 1ère en option arts plastiques du lycée Claude Bernard de Villefranche.
Et si vous deveniez membre du jury des 22es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais?
Vous êtes passionné(e)s de cinéma ? L’association L’Autre Cinéma constitue un jury pour son festival annuel.
Les 22es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais se dérouleront du 6 au 12 novembre 2017 au cinéma LES 400 COUPS de Villefranche-sur-Saône. Un jury, constitué de huit cinéphiles, amateurs placé sous la direction d’un professionnel du cinémat récompense un long métrage de la sélection par le Prix du jury de spectateurs.
C’est la journaliste critique de cinéma Marie Sauvion qui présidera le jury cette année. Huit longs métrages seront en compétition. Tous les films devront être vus avant les délibérations qui se dérouleront le samedi 11 novembre. Le prix sera décerné le dimanche 12 novembre.
Si l’expérience vous tente, que vous êtes majeur (jury adulte), disponible du 6 au 12 novembre 2017 (surtout soir et week end) pour voir tous les films en compétition, il suffit d’envoyer une lettre de motivation à l’association L’Autre Cinéma par courrier (Espace Barmondière -69400 Villefranche-sur-Saône) ou par mail (contact@autrecinema.fr) avant le 30 septembre 2017.
A noter que les membres du jury sont exonérés du droit d’entrée pour voir les films en compétition.
Pour tout renseignement : Association L'Autre Cinéma 04 74 62 17 29 contact@autrecinema.fr www.autrecinema.fr
(DR)
Marie SAUVION Présidente du juryMarie Sauvion est journaliste. De 1992 à 2011, elle travaille au service Culture du Parisien, puis devient rédactrice en chef du mensuel féminin Marie France jusqu’en 2016. Elle écrit aujourd’hui pour Studio Cinélive. Depuis 2005, elle est l’un des piliers de l’émission de critique ciné "Le Cercle" (Canal + Cinéma). Enfin, elle assure la chronique culture de « Même le dimanche » sur France 3 et participe régulièrement à « Personne ne bouge » sur Arte. En 2016, elle co-écrit et réalise un court-métrage avec Lofti Bahmed, Mi-temps , Prix du public au Sundance TV Shorts 2017.
Les 22ème Rencontres du
cinéma francophone en Beaujolais auront lieu du 06 au 12 novembre prochains
mais commencent à se préparer dès maintenant ! Avant les vacances d’été,
Samedi 01 juillet, la Commission Rencontres de l’Autre cinéma vous propose donc
un premier rendez-vous convivial et cinéphile au cinéma les 400 Coups avec
l’avant-première de 120 battements par minutede Robin Campillo, Grand Prix du 70ème
Festival de Cannes.
Troisième long-métrage réalisé par Robin Campillo (après Les
revenants en 2004 et Eastern Boys en 2013), 120 battements
par minute se situe au début des années 1990 et évoque la lutte contre
le sida à travers le parcours de militants de l’association Act-up. S’il s’inspire
de faits réels et du parcours du réalisateur qui a lui-même été membre de cette
association, le film est une œuvre de fiction où Campillo (scénariste de renom
qui a aussi co-signé presque tous les films de Laurent Cantet dont Entre
les murs) fait le portrait d’un groupe de personnages forts. A la
réalisation, Robin Campillo utilise le langage cinématographique (plusieurs
caméras, de nombreuses prises et beaucoup de figurants) afin de restituer à
l’écran les débats d’un mouvement collectif où les amphithéâtres sont de
vrais espaces de représentation : « le
plus important était de retrouver la musique des voix et l’intensité des débats
pendant les réunions. Et quand c'était trouvé, je laissais filer les
personnalités, sans les contraindre à l'imitation. », dit Campillo.
Le film a aussi une dimension historique puisqu’il se passe
à une époque, pas si lointaine et pourtant si différente tant pas l’attitude
envers la maladie (dans les années 90, le sida était une maladie effrayante qui
tuait beaucoup et très rapidement) qu’envers le militantisme : « Entre l'histoire du film et
aujourd'hui, il y a un quart de siècle. Explorer cet écart était
passionnant. » raconte le réalisateur « une époque sans téléphone mobile, sans internet, sans réseaux
sociaux. Une époque avec des fax et des minitels. Une époque où les
associations n'avaient pas, comme aujourd'hui, la possibilité de diffuser
massivement leurs propres images »
A l’image du titre, 120 battements par minute est rythmé
par la musique house et aussi par des séquences très diverses et des variations
de genres : film choral, film politique, film d’amour, film engagé, film homosexuel,
film hétéroclite et hétérogène, une multiplicité et une richesse dont sont fait
les grands films.
En recevant son prix au Festival de Cannes, Robin Campillo l’a
dédié non seulement aux victimes du sida mais aussi à ceux qui sont toujours là :
« il y a la tristesse d'avoir perdu
ces personnes qu'on admirait, qu'on aimait, avec qui on riait. Mais je pense
encore plus à ceux d'entre nous qui ont survécu, et qui se battent toujours
aujourd'hui contre la maladie. »
Séance unique – Clôture – Dimanche 13 novembre à 17h30 précédée de la remise des Prix
Normandie, 1819. A peine sortie du couvent où elle a fait ses études, Jeanne Le Perthuis des Vauds, jeune femme trop protégée et encore pleine des rêves de l’enfance, se marie avec Julien de Lamare. Très vite, il se révèle pingre, brutal et volage. Les illusions de Jeanne commencent alors peu à peu à s’envoler.
D’après l’oeuvre de Guy de Maupassant.
Pour sa deuxième adaptation littéraire (après Mademoiselle Chambon) Stéphane Brizé et sa scénariste Florence Vignon se sont attaqués à un classique de la littérature française : “le roman de Maupassant impose une telle structure, le style prend tellement de place, qu'il est compliqué de s'en débarrasser. Tout en gardant la trame narrative, il faut tordre le cou à la puissance littéraire pour
s'approcher d'une narration de cinéma.” Aux antipodes de son précédent film La loi du marché qui
était un drame social contemporain, Une vie est un film en costumes qui sort des sentiers battus de l’adaptation littéraire pour offrir une vraie proposition de mélodrame.
MOSTRA DE VENISE 2016 – Prix Fipresci de la presse internationale
Séance rencontre avec le réalisateur Kostia Testut dimanche 13 novembre 14H30
Alors que Julie pense décrocher un CDI dans une fabrique d’escarpins de luxe, un plan social vient chambouler ses rêves de stabilité : entre lutter aux côtés d’ouvrières frondeuses ou bien faire profil bas, la jeune femme ne sait sur quel pied danser. Mais quand Samy, un camionneur aussi roublard que charmeur, vient prêter main forte au combat, ce n’est déjà plus la même chanson…
Tourné en Rhône-Alpes à Romans dans la Drome, ce film musical propose une approche originale et réussie de la réalité sociale actuelle, des emplois précaires et des délocalisations. Les chansons sont signées entre autres, Jeanne Cherhal, Clarika, Olivia Ruiz.
Pour leur premier long-métrage, Paul Calori et Kostia Testut ont choisi la comédie musicale et revendiquent l’influence de Jacques Demy : « Nous étions convaincus dès le départ qu’il y avait un lien cinématographique à creuser entre l’univers de la révolte sociale (manifestations, slogans, occupations) et le genre de la comédie musicale. Jacques Demy en a fait la démonstration brillante dans la séquence d’ouverture de Une chambre en ville qui fait s’affronter les manifestants et les CRS. » La rencontre avec Kostia Testut sera donc l’occasion d’aborder la place de la musique et de la chorégraphie depuis l’écriture du scénario à la mise en scène et la direction des acteurs.